Boutique de commerce équitable
Les élections municipales des 15 et 22 mars sont une occasion privilégiée de dialogue entre citoyen·nes et élu·es.
Artisans du Monde invite les communes à s’engager pour une alimentation plus juste, saine et durable, notamment dans la restauration collective.
/image%2F0845494%2F20260205%2Fob_c578ef_l-photo-1-4.png)
Notre système alimentaire fait peser de lourds impacts sur notre société, à la fois sociaux, environnementaux et sanitaires : faible rémunération des producteur·trices, pollutions liées aux pesticides, maladies...
Les coûts liés à la réparation et la compensation de ces impacts négatifs s'élèveraient à 19 milliards d’euros en France (2021), selon une étude du Bureau d’analyse scientifique et d’information citoyenne (Basic) (1)
Le prix réel de notre alimentation est donc bien éloigné de celui que nous payons en caisse.
Or, c’est ce système destructeur pour l’environnement et la santé humaine que nos institutions soutiennent via des subventions, des exonérations fiscales… et surtout via les achats publics.
La restauration collective des collectivités territoriales représente plus de 17 % des sources de soutiens publics au système alimentaire français, soit plus de 8 milliards d’euros.
La commande publique pour la restauration collective constitue donc un levier majeur d’action pour contribuer à la mise en place de systèmes alimentaires plus durables.
Les municipalités ont un rôle fondamental à jouer pour soutenir, via leurs achats, des filières équitables, biologiques et agroécologiques, respectueuses des droits humains et de l’environnement.
La santé de nos enfants et de nos proches passe avant tout par une nourriture sans pesticides, équilibrée et peu transformée, accessible à tous et à toutes dans les cantines.
La loi EGAlim impose depuis 2022 au moins 50 % de produits durables et de qualité - dont les produits issus du commerce équitable - et 20 % de produits issus de l’agriculture biologique dans la restauration collective publique.
Nous interpellons les élus de nos communes sur le choix des produits pour leurs achats publics, qui peuvent être issus de l’exploitation des enfants et de la déforestation, comme dans le cas du chocolat conventionnel.
Notre campagne « Pas de droits, pas de chocolat » met en avant les enjeux de solidarité internationale liés à notre alimentation.
Omniprésent dans notre épicerie sucrée, le cacao est la première filière d’importation agricole française en valeur.
C’est aussi celle qui génère le plus d’impacts sociaux et environnementaux négatifs dans les pays producteurs :
/image%2F0845494%2F20260205%2Fob_2b7c77_l-bannierearticle.png)
Le commerce mondial du cacao est marqué par de fortes inégalités, avec de nombreuses familles productrices vivant sous le seuil de pauvreté, n’ayant d’autres choix que de faire travailler leurs enfants pour subvenir à leurs besoins.
Le commerce équitable, en garantissant un prix juste, permet aux producteurs et productrices de vivre dignement de leur travail et d'investir dans la transition agroécologique de leurs exploitations.
Les collectivités peuvent choisir de soutenir le chocolat équitable pour contribuer à plus de justice sociale et environnementale.
S’ils ou elles sont élu·es, nous demandons aux canditats-es d'appuyer la mise en place dans leurs communes d’actions concrètes en faveur du commerce équitable :
Achats équitables, actions d’éducation et de sensibilisation, animation de la vie économique locale ou encore accompagnement de filières… les initiatives sont nombreuses et ont un effet démultiplicateur sur leur territoire.
Quelques exemples :
Bordeaux-Mérignac : le taux le plus élevé de
commerce équitable en restauration scolaire
/image%2F0845494%2F20260208%2Fob_1a521b_screenshot-2026-02-08-at-10-59-32-fich.png)
Avec 13% de ses achats en produits labellisés bio et commerce équitable, le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (SIVU) de Bordeaux-Mérignac accompagne depuis plusieurs années des filières régionales alliant engagements environnementaux et juste rémunération des producteurs.
Le café, le riz, le cacao sont issus du commerce équitable.
Ille-et-Vilaine : du café 100 % équitable
pour les agents et le protocole !
/image%2F0845494%2F20260208%2Fob_13b264_screenshot-2026-02-08-at-10-35-49-fich.png)
Engagé dans le réseau “Territoires de commerce équitable” depuis bientôt 10 ans, le département d’Ille-et-Vilaine mène diverses actions en faveur du commerce équitable.
L’un des engagements phares du département en termes de commerce équitable se manifeste à travers l’achat de café.
Dans les distributeurs de boissons de ses bâtiments, lors de ses réceptions et événements, ainsi qu’au restaurant inter-administration qu’il gère à Rennes-Beauregard, la totalité du café proposé est équitable et bio.
Metz, ville engagée pour le commerce
équitable aux côtés d’Artisans du Monde
/image%2F0845494%2F20260208%2Fob_226901_screenshot-2026-02-08-at-10-45-11-metz.png)
Territoire de commerce équitable depuis 12 ans, la ville de Metz cultive une collaboration étroite avec l'association Artisans du Monde Metz.
La Ville de Metz s’engage depuis plusieurs années dans une politique transversale en faveur du commerce équitable, qu’elle articule avec ses actions éducatives, sociales et écologiques.
Cette politique contribue directement à la stratégie municipale en matière d’achats responsables, ainsi qu’à sa volonté de sensibiliser les citoyen·nes aux enjeux de transition écologique et de justice sociale.
(1) Etude « L’injuste prix de notre alimentation – Quels coûts pour la société et la planète ? » portée par Le Secours Catholique, le Réseau Civam, Solidarité Paysans et la Fédération Française des Diabétiques.
(2) « Consommation française de produits agricoles importés : quels impacts, quelles solutions ? », Le Basic, avril 2025.